Cour d'Appel de Liège

( 10/2014 à 09/2016 )Aime bien

 

 

 

Tribunal correctionnel de Namur  N'aime pas

( 12/2011 à 02/2014N'aime pas Non-lieu )

Constitution partie civile Namur

Plainte à la police: classement sans suite.N'aime pas

Arrêt du 27.06.2016 Cour d'Appel de Liège

L’abbé Dejond condamné à 2.500 € pour

diffamation

Sarah Rasujew Publié le mercredi 29 juin 2016

 

Joël Devillet a été injustement accusé sur le site catho.be alors qu’il a été reconnu victime d’un prêtre pédophile.

La chambre des mises en accusations de Liège a donné raison à Joël Devillet, défendu par Me Marc Kauten et condamné l’abbé Thierry Dejond à lui payer 2.500 € de dommages et intérêts pour diffamation, mais aussi 1.000 € de frais de défense.

En 1987, Joël Devillet, enfant de cœur et âgé de 14 ans, a été victime de viols commis par l’abbé Hubermont. Les faits ont continué jusqu’en 1991 juste avant que Mgr. Léonard ne devienne évêque. "Ils m’ont dissuadé de déposer plainte", explique Joël Devillet.

Le tribunal a constaté la prescription pour les viols, mais la cour civile de Liège a retenu la responsabilité de Mgr. Léonard et l’a condamné à verser 10.000 €. Le 9 décembre 2011, l’abbé Thierry Dejond a écrit un message sur catho.be. "Joël Devillet a été averti au Séminaire, d’avoir à porter plainte au civil", prétendait M. Dejond.

"Il ne l’a pas fait parce qu’il continuait à fréquenter (en tant que séminariste) le même prêtre, auprès duquel il trouvait consolation et plaisir", a jugé l’abbé. "Il rencontrait également des pédophiles ou des homosexuels", accusait-il. "Qu’il obtienne un dédommagement, je l’accepte, mais qu’il se présente comme victime après l’âge de 20 ans, sans avoir voulu porter plainte au tribunal et en continuant de fréquenter le prêtre pédophile, cela est inacceptable."

 

Des accusations que l’abbé n’a jamais démontrées. L’abbé a bénéficié d’une suspension du prononcé de 3 ans en raison de son âge et de son état de santé et condamné à indemniser la victime.

"Je suis heureux parce que les décisions pourraient faire jurisprudence. Cela fait 20 ans que je me bats. Pas seulement pour moi, mais aussi les autres victimes de pédophiles dans l’église." Joël Devillet désire que son dossier lui soit transmis. "J’ai même écrit à Rome, mais ils savent qu’il y a les preuves écrites qu’ils étaient au courant de ce qui se passait", termine Joël Devillet.

 

Sarah Rasujew

Le prêtre diffamateur évite la Cour d'assises

Nicolas Léonard 01.02.2016

Abusé par un prête dans la région d’Aubange dans les années ‘80, Joël Devillet ne manque jamais de poursuivre tout qui porte atteinte à son honneur, tient à son égard des propos diffamatoires… Thierry D., un prêtre de Namur de 74 ans, vient de l’apprendre à ses dépens. La Chambre des mises en accusation de Liège l’a en effet reconnu coupable de diffamation envers Devillet. Une infraction qui constitue un délit de presse, passible de la Cour d’assises. Le prêtre bénéficie cependant de la suspension simple du prononcé pour une durée de trois ans.

Joël Devillet a une nouvelle fois obtenu gain de cause.

 

 

Liège: la victime d’un pédophile veut faire

condamner un abbé pour diffamation

Sarah Rasujew Publié le mercredi 01 juin 2016  

 

Joël Devillet, qui a subi des abus sexuels alors qu’il était enfant de chœur, a été mis en cause par un abbé sur internet.

La chambre des mises en accusation de Liège examine la demande de Joël Devillet de condamner l’abbé Thierri Dejond à 5.000 € de dommages et intérêts pour diffamation.

Pour rappel, en 1987, Joël Devillet, alors enfant de chœur et âgé de 14 ans, a été victime de viols commis par l’abbé Hubermont. Les abus ont continué jusqu’en 1991 juste avant que Monseigneur Léonard ne devienne évêque de Namur-Luxembourg.

Le tribunal correctionnel d’Arlon a dû constater la prescription pour les viols.

La cour civile de Liège a reconnu la responsabilité de Mgr Léonard et l’a condamné à verser 10.000 €.

 

Le 9 décembre 2011, l’abbé Thierri Dejond a fait paraître un commentaire concernant Joël Devillet sur le site Internet catho.be. Un commentaire que l’abbé a effacé depuis. "Joël Devillet a été averti au séminaire, dès sa 1ère année, d’avoir à porter plainte au civil des attouchements subis dans son enfance", écrivait l’abbé. "Les faits n’étaient pas prescrits, il ne l’a pas fait parce qu’il continuait à fréquenter (en tant que séminariste) le même prêtre, auprès duquel il trouvait consolation et plaisir", a estimé M. Dejond.

"Il rencontrait également des pédophiles ou des homosexuels dans le parc Marie-Louise de Namur…" Et de poursuivre. "Qu’il obtienne un dédommagement, je l’accepte, mais qu’il se présente comme victime après l’âge de 20 ans, sans avoir voulu porter plainte au tribunal et en continuant de fréquenter le prêtre pédophile, cela est inacceptable."

La chambre des mises en accusation de Liège a reconnu coupable l’abbé Dejond. Les magistrats lui ont accordé la suspension du prononcé. "Il n’est pas là et son avocat non plus", regrette Joël Devillet. "C’est facile de se défouler derrière un ordinateur. Je fais cette procédure pour aider d’autres victimes. Si je n’avais pas déposé plainte, il y aurait eu dix autres articles avec le même contenu. Ils font cela pour inverser la vapeur".

Me Marc Kauten, l’avocat de M. Devillet, a réclamé la somme de 5.000 €. "Il ne se laissera pas humilier et maltraiter par des propos diffamatoires", indique l’avocat. "Il y a une stratégie qui est mise en place pour lui nier sa qualité de victime et le discréditer par des propos diffamatoires et abjects. Nous ne le tolérerons pas. Toute personne qui portera atteinte à M. Devillet sera poursuivie".

La chambre des mises en accusation de Liège doit encore trancher la demande de dommages et intérêts.

 

Sarah Rasujew