04/2015

6/12/2015 "Je ne trouve pas ça tout à fait correct mais un jugement est un jugement"

Dans son homélie d’adieu, Mgr Léonard souligne que ses moments les plus précieux ont été ceux passés aux côtés des prisonniers, des personnes séparées, divorcées ou remariées ou encore des réfugiés et des sans-papiers. Mais pas de mots pour les victimes de pédophilie de la part de celui qui a pourtant été mis en cause et condamné pour ne pas avoir suffisamment pris ses responsabilités dans un dossier concernant un abbé pédophile. Réponse de Mgr Léonard : "On en a eu au moment où le problème était aigu et où il se posait. Je pense que depuis lors, on a trouvé dans l’Eglise catholique de Belgique une manière d’écouter les victimes, de leur rendre justice, qui a été honnête, qui a été appréciée et qui a été vécue en collaboration avec la commission parlementaire créée à ce sujet. (…) En ce qui me concerne personnellement, il est vrai qu’en appel on m’a attribué une responsabilité de 5% dans la situation de la victime d’un prêtre que je n’ai jamais voulu protéger, parce que je n’avais aucune raison de le protéger - c’était plutôt un adversaire public… Je ne trouve pas ça tout à fait correct mais un jugement est un jugement et si ce jugement a pu faire du bien à la victime, je m’en réjouis sincèrement car il s’agit d’une personne pour laquelle j’avais et ai toujours une grande estime".

Rencontre le 14.02.2016

14/02/2016

L’archevêque de Bruxelles renonce à se pourvoir en cassation

La Croix 26.08.2015

 

Mgr André-Joseph Léonard avait été condamné par la cour d’appel de Liège pour n’avoir pas sanctionné un prêtre pédophile.

Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Bruxelles, a renoncé définitivement à se pourvoir en cassation contre l’arrêt prononcé par la cour d’appel de Liège le 23 avril dernier, a fait savoir l’avocat de l’ancien séminariste Joël Devillet, Me Marc Kauten.

Les faits remontent à 1987. Alors âgé de 14 ans, Joël Devillet était acolyte à la paroisse d’Aubange (province du Luxembourg). Il a été abusé par l’abbé Hubermont jusqu’en 1991. Joël Devillet accusait l’évêché de Namur, dont Mgr Léonard était l’évêque à l’époque, d’avoir fait preuve de passivité en ne dénonçant pas les faits à la justice, affirmant que ce dernier en avait été informé.

Une plainte, déposée au pénal contre le violeur fut déclarée prescrite. Joël Devillet se retourna au civil contre l’abbé Hubermont qui fut condamné à l’indemniser. Le plaignant décida aussi d’impliquer la responsabilité civile de Mgr Léonard qui avait autorité sur le prêtre pédophile, puisqu’il était l’évêque de Namur.

Le 23 avril, la cour d’appel de Liège avait condamné Mgr Léonard à verser 10 000 € d’indemnisations à Joël Devillet (plus les intérêts) pour ne pas avoir pris de sanction à l’égard du prêtre fautif.

Mgr André-Joseph Léonard, qui a eu 75 ans le 6 mai dernier, a présenté sa démission au pape François, comme le prévoit le droit canonique. Mgr Léonard continue d’assumer sa fonction d’archevêque de Malines-Bruxelles jusqu’à la nomination de son successeur.

C.C. avec L’Avenir, Catho.be

Invité de H. de Ghellinck, en novembre 1994, et interrogé sur une déclaration parue dans la presse, l'évêque de Namur, après quelques explications, s'est mis à chanter a cappella en pleine interview, de façon surprenante une "complainte du chanoine", librement inspiré du "Fossoyeur" d'un certain Georges Brassens. C'est assez déroutant et on en veut presque au journaliste d'avoir voulu couper cet instant de radio : "Dieu sait que je n'ai pas le coeur méchant; que je déteste conflits et différends; mais je ne ferraillais plus je passerais pour un cocu; j'suis un pauvre grenouilleur". Grand moment de radio, prolongé, semblerait-il, dans plusieurs visites pastorales. Mais cette petite chanson fort sympathique n'a pas plu à tout le monde et une semaine plus tard, par voie de communiqué, André-Mutien Léonard présentait ses excuses aux personnes "que j'ai sans doute inutilement blessées".