Muller cardinal out... Pas une grosse perte  30.06.2017

Lutte insuffisante contre la pédophilie

Des appels à sa démission avaient également été lancés par des cercles catholiques réformistes, jugeant que la Congrégation pour la doctrine de la foi traînait les pieds pour mettre en place un tribunal destiné à juger les évêques coupables de protéger des prêtres pédophiles.

L'Irlandaise Marie Collins, qui a claqué la porte de la Commission pour la protection des mineurs créée par le pape François, avait alors clairement mis en cause la Congrégation dirigée par le cardinal Müller, institution également responsable des affaires d'abus sexuels commis par des membres du clergé.

Le cardinal Müller avait alors rétorqué que ce tribunal n'était qu'un 'projet' qui risquait surtout de faire doublon avec d'autres initiatives déjà en place pour juger ces évêques.

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Monde/Le-chef-de-la-Congregation-pour-la-doctrine-de-la-foi-ecarte.html

Un troisième laïc quitte la Commission pontificale pour la protection des mineurs

L’Irlandaise Marie Collins, membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a informé le cardinal Sean O’Malley, son président, de son intention de quitter l’institution le 1er mars 2017, annonce un communiqué de presse du Saint-Siège le même jour. Il s’agit du troisième départ d’un membre de la Commission.

Pour expliquer son choix, Marie Collins a fait valoir sa “frustration compte-tenu du manque de coopération d’autres bureaux de la Curie“, précise la note. Elle a toutefois accepté l’invitation du cardinal O’Malley à continuer à participer aux travaux de la Commission, à travers un rôle plus éducatif.

 

Après le canoniste Claudio Papale en octobre 2016 et le britannique Peter Saunders, l’Irlandaise de 70 ans est le troisième laïc à quitter la Commission. Elle-même abusée par un prêtre en 1960 alors qu’elle avait treize ans, elle était l’une des huit experts désignés par le pape François en 2014.

Lors de sa nomination, Marie Collins avait déclaré aborder sa mission “pleinement consciente de la responsabilité“, tout en reconnaissant ressentir “une certaine frustration“ : “les survivants ont entendu assez de demandes de pardon, ils veulent voir les choses changer“, avait-elle affirmé. En octobre 2015, Marie Collins, s’était dite également “découragée et attristée“ par le soutien apporté par le pape François à un évêque chilien impliqué dans une affaire d’abus sexuels.

1.03.2017

"Nous avons proposé au pape que soit constitué un nouveau tribunal pour juger les évêques dans les affaires de crimes et de violences sexuelles », répond-elle, en se félicitant que le pape ait donné son accord pour que cette juridiction soit créée sous l’égide de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Mais le temps du Vatican est long, cette instance n’a pas encore vu le jour." 03.2016