Joël Devillet et le Mérite wallon

Joël Devillet est du même avis

« Le jour où vous m'apportez une preuve contre l'évêque Barros, je me prononcerai, il n'y a pas une seule preuve contre lui. Tout cela est calomnie. C'est clair ? »

Le pape était très attendu au Chili en raison des nombreuses affaires de prêtres pédophiles qui ont défrayé la chronique dans ce pays encore profondément catholique. Or le pape François a défendu avec véhémence jeudi 18 janvier un évêque particulièrement décrié au Chili. Juan Barros est en effet soupçonné d'avoir tu les agissements d'un vieux prête pédophile.

 

La présence de Juan Barros aux grandes messes célébrées par le pape depuis son arrivée au Chili a choqué l'opinion publique. Depuis des jours, les victimes d'actes pédophiles demandent au pape de destituer cet évêque dont la nomination, en mars 2015 par le pape François lui-même au diocèse d'Osorno, dans le sud du Chili, avait déjà provoqué une vague d'indignation.

Car Juan Barros est soupçonné d'avoir couvert des années durant les agissements pédophiles du père Fernando Karadima. En 2011, ce formateur de prêtres a été reconnu coupable par un tribunal du Vatican d'avoir commis des actes pédophiles dans les années 80 et 90.

L'évêque Barros a toujours nié avoir eu connaissances des crimes commis par Fernando Karadima qui a été son père spirituel durant 35 ans. Pris à parti par des journalistes, le pape François a défendu ce jeudi avec véhémence l'évêque contesté. « Le jour où vous m'apportez une preuve contre l'évêque Barros, je me prononcerai, a assuré le pape. Il n'y a pas une seule preuve contre lui. Tout cela est calomnie. C'est clair ? »

Des paroles qui risquent de jeter de l'huile sur le feu car certaines victimes du père Karadima affirment que non seulement Juan Barros avait connaissance des agissements du prêtre, mais qu’il aurait aussi assisté à certaines agressions.

rfi.fr 19.01.2018